• j'suis pas une piplette

    j'avoue je ne suis pas une grande bavarde, mes amis (ceux que l'on compte sur les doigts d'une main) le savent. ça ne me dérange pas de ne pas parler de la journée, au contraire. avec moi il ne faut pas avoir peur des longs silence… c'est marrant de voir comme ça dérange la plupart des personnes, ils ne savent pas quoi faire, regardent de tous les côtés puis finissent par lâcher : "pourquoi tu dis rien?".

    grande question… je me suis toujours demandé ce que pouvaient se raconter les gens pendant des heures dans les cafés, ou alors ceux qui se croisent dans la rue et qui restent planté là sur le trottoir à discuter.
    vous avez toujours quelque chose à raconter vous?? on dit une chose une fois et puis c'est dit, pas besoin de le répéter.
    parler je veux bien, mais seulement quand il m'est arrivé un truc différent des autres jours sinon quoi? Est ce que ça intéresse quelqu'un de savoir ce que j'ai mangé ce midi?
    discuter, d'accord. sur un sujet que je connais ou que l'autre connais, ok. (sinon ça sert à quoi?)
    et une fois que c'est terminé… Ooh catastrophe, la question qui me vient à l'esprit et que je déteste le plus : "qu'est ce que je vais bien pouvoir lui dire? Trouve quelque chose à dire!!". et là généralement c'est le drame, on en revient à la phrase : "pourquoi tu dis rien?"

    bref c'est le drame de ma vie, je ne parle pas beaucoup. ma mère m'a même envoyé chez un psy quand j'étais petite (ce qui n'a finalement rien résolu…).

    le problème c'est que justement quand j'ai un problème je le garde pour moi. n'étant pas une grande bavarde je ne vois pas pourquoi j'irai le raconter à quelqu'un… mon chéri dit en rigolant que je me suis "construit une carapace". c'est pas faux. et c'est pas la meilleure des solutions non plus parce que tous le problèmes qui s'entassent ça doit bien ressortir un jour, et quand ça explose… soit je fond en larme et je déprime pendant plusieurs moi, soit ça fait mal pour les gens en face (qui sont tellement étonnés de me voir comme ça qu'ils n'osent plus bouger) mais au moins ça libère…
    après cette "extériorisation" c'est le moment des bonnes résolutions : "je vais changer, il faut que je parle plus, au moins à mes parents, bla, bla, bla".

    et c'est repartit… un cercle sans fin.


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